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Traces d'un corps dansant
Le corps proposé dans cet ouvrage n'est pas la représentation d'un corps aux contours arrêtés. Il dessine la trace d'un mouvement qui se fait "au-delà" d'une seule image, celle de la personnalité du danseur.
Le propos de cette recherche est l'expression poétique d'une mémoire corporelle
qui appartient à tous, un éveil potentiel qui nous relie à ce "Tout" de ce que nous sommes. Et si "le corps et l'âme ne sont qu'une seule et même chose" selon Spinoza, danser se révèle et se révélera encore le moyen expressif le plus complet
et le plus ludique d'un vécu de l'être dans sa totalité. Tant qu'il est en vie,
l'humain
peut toujours danser, pour son pl us grand bonheur, pour son plus grand plaisir.
La danse devrait, en effet, figurer en bonne place pour lutter contre certaines causes
de souffrance psychologique, contre la sédentarité et le mal-être qui en découle.
Sans doute possède-e-elle le potentiel de vivre et d'explorer la relation entre
"l'être et le corps". Elle ne soigne pas seulement le corps mais aussi l'esprit.
C'est la raison pour laquelle la thématique de cet ouvrage ne se résume pas
à la représentation de ce qui est décrit habituellement comme étant "la danse",
souvent limitée au ballet ou à la production chorégraphique. Il puise son essence
dans mes propres questions sur la danse comme métaphore de la vie.
Trois parties le composent :
- Le rapport au corps, l'oubli du corps ou l'excès de corps, sans doute
une réalité sociale.
- Prendre corps dans un corps ou l'être en corps...
- La trace d'un corps dansant, c'est-à-dire un chemin libéré de la contrainte
ou de la compétition, la découverte d'un quelque chose qui se vit au-delà
de "l'esprit de pesanteur".
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